lundi 17 août 2009

FIN

Nous en avons vu des villes, qui nous ont accueilli pour un soir ou plus, Paris, Bangkok, Chiang Mai, San Kampaeng, Lampang, Sukkothai, Phitsanulok, Phu Rua, Chiang Khan, Pai, Mae Hong Son, Mae Sariang, Krabi, Kho Pee Pee, Phuket, Ubon Ratchatani, Pakse, Don Daeng, Sydney, Nelson Bay, Seal Rocks, Black Head Beach, Port Maquarie, Nambucca, Byron Bay, Lismore, Brunswick Head, Brisbane, Bribie Island, Hervey Bay, Fraser Island, Tamworth, Armidale, Crowdy Beach, South West Rocks, Papeete, Haapiti, les Tipaniers, le Mont Rotui, le motu Ahi, Santiago de Chili, Valparaiso, la Serena, Buenos Aires, Tigre, El Calafate, El Chalten, San Martin de los Andes, Bariloche, Salta, Cachi, Cafayate, Tilcara, Purmamarca, Puerto Iguazu, Rio de Janeiro, Abraao, Paraty, Ouro Preto... visiteurs d'un jour ou voyageurs au long cours...

Tous ces endroits font partie de nous maintenant, notre village thai, notre campervan australien, notre fare polynésien, ces auberges de jeunesse portenas, notre duplex a Rio!

Il est temps de fermer ce blog, déjà 6 mois que nous sommes rentrés, et ce n'est que maintenant que je donne le mot de la fin. Il n'y a pas de boucle bouclée finalement car cette fabuleuse expérience vit et vivra en nous longtemps, toujours peut être. Vive la liberté, celle d'être soi et de vivre ses rêves...

samedi 27 juin 2009

Dernier billet Paris-Brésil

Voici donc le dernier billet brésilien, ici, Paris-Brésil.

Le Brésil est un pays ensorcelant, son histoire et ses origines exotiques évocatrices, mélange magique, les indiens originels, les portugais colonisateurs, l'Afrique et ses cultes vaudoux, le Brésil est un pays plein de paradoxes, d'influences, le Brésil est anthropophage, comme ses premiers habitants, il a mangé et assimilé des cultures, des peuples, le Brésil est un pays ou j'aurais aimé passer plus de temps, connaitre le Nord et son "africanisme", l'Amazonie et son "indianisme", mais le Brésil est un tellement grand pays... à charge de revanche!

On a donc choisi de se sédentariser à Rio de Janeiro chez Françoise, à Urca, je dois dire, pas dans les pires conditions. Duplex au pied du Pain de Sucre, avec vue sur le Corcovado. Quartier chic et tranquille, aux rues arborées ombragées, maisons modernes, immeubles art déco, façades coloniales, petit marché sur la place du coin, abondance de fruits tropicaux, frutas de conde, papayes, mangues, kakis, pastèques, maracujas, jolie Praia Vermelha à 2 pas, vue sur le Pao de Azucar, lanchonetes ou on s'est souvent arrêtés boire des jus pleins d'acerola ou d'acais. Habitudes a Urca, dire bonjour a Batista le gardien, croiser des gens en maillot dans la rue, traverser la plage pour aller faire ses courses au Rio Sul, y voir un ptit gars carioca faire des passes de foot (y a pas à dire, y sont trop forts ces brasiouchs avec le ballon), passer devant la Garota et boire une "choppi", aller se faire le maillot brésilien au salon, prendre un cafezinho en attendant, se balader sur le chemin aux ouistitis, qui monte dans la mata atlantica juste au bord de l 'océan, déguster un bobo de camaraon au Bar Urca, regarder le Cristo Redentor en face sur le Corcovado dans la brume, au premier plan, tous les bateaux de Botafogo...
Un ancrage parfait a Rio, sur le monde de l'asphalte très chic et préservé.

Mais c'est bon aussi d'aller faire son carioca a Copa ou Ipa, poste 9, le poste fashion de la plage. Un dimanche a Ipanema, c'est bon, c'est chaud, c'est Brésil! La plage pour scène de vie, ici, même en hiver, on ne se retrouve pas au café, ou dans un parc, on se donne RDV posto 3 à Copacabana, la plage est dans la ville, la plage fait partie de la vie des Cariocas... les Cariocas sans leur soleil et leur plage... ne seraient plus des Cariocas! Une scène sociale ou tout se passe. On se loue un ptit siège pliant a 3 réals (1 euro), face mer, on boit l'eau du coco à la paille, on regarde les éphèbes faire du foot volley, les filles en mini culottes, on achète un paréo, la plage est remplie de monde, week end oblige, mais l'ambiance est cool et décontractée. C'est une vraie forêt de parasols rouges et jaunes , des cocos verdes sont abandonnés sur le sable, on sirote une caipirinha, les ballons et les balles virevoltent au dessus du niveau des têtes au bord des vagues, les vendeurs de maillots, de brochettes de crevettes, se frayent un chemin au milieu des corps bronzés, on se prend une glace a l'acai... il est 16hoo, toutes les chaises pliantes se sont tournées vers les immeubles, comme des tournesols, le soleil commence à se cacher, maintenant on est dans l'ombre, comme à la fin d'un film au cinéma, mais on reste là, on profite encore, on se sent bien au milieu des cariocas a Ipanema.

Il est temps de replier les affaires de plage, d'enlever le sable et de mettre les tongs, on va aller se balader dans les rues derrière, Rua Vinicius de Moraes, l'esprit d'Ipanema est là, en musique, dans la tête, on sifflote, la plus belle plage de Rio, rendue célèbre par Vinicius et son compère Tom Jobim. Des petiscos accompagnés de tasos de vino branco au Botequim Informal, nous revoila sur la grande avenida Atlantica, plusieurs kilomètres de promenade le long de la baie de Copacabana. Les danseurs de capoeira font leur show, on se fait alpaguer en portugais pour un tatouage, ou une photo devant les strings des filles en statues de sable, rollers et vélo déambulent, le drapeau du brésil est là, le jaune, le vert et le bleu, il est sur les paréos qui habillent les trottoirs de Copacabana, sur les gens qui l'ont sur eux et dans le coeur, BRASIL!!!!

Et pourquoi pas une incursion dans le Centro, au coeur du quartier les buildings des administrations, les grandes avenues, l'opéra et la cathédrale se refont une beauté, des touches de Paris, Odéon sur les façades, le Brésil aime la France... d'ailleurs, à quelques encablures du coin des affaires, le centre humain et populaire, les petites rues bondées de monde, une artère anciennement remplie de magasins de haute couture french touch, boire un café a la Confiteria Colombo, grandiose dans son style 1900, aller manger au "kilo", institution au Brésil, ou on paye son assiette au poids, quel que soit son contenu, les hommes portent la chemise, c'est le RDV des cadres, ça discute sec... faire des emplettes au Sahara, le mercado popular ou tout est moins cher, se poser dans un bar à sucos et boire un guarana diet sur le pouce, camelots, , lanchonetes, terrasses, un centre qui vit, et pour bien finir la journée, se la coller a Lapa, caipirinhas et clubs de samba, la musique est partout, ça danse, ça chante, il fait chaud chaud, du pur Brésil!!!

On pourrait passer des heures à raconter des scènes de vie à Rio, je vais m'arrêter là, avec un petit pincement au coeur, certes.
Alors voilà, le tour du monde s'est finit à Rio, sur un bon dîner feidjoada, ça, pas question de partir sans avoir goûté à cette savoureuse spécialité, combinaison de viandes, de boeuf, de porc, séchée, marinée, de riz et de manioc, haricots rouges bien sûr, choux vert et tranches d'orange... hummm, bye bye le Brésil, ici s'arrête le voyage, qui aura duré presque une année, 10 mois à travers le monde, un rêve réalisé.
Alors voilà, c'est fini, on va pas s'dire au revoir comme ça (mettre la musique de Jean-Louis!),
il y aura peut être un ptit débrief de fin, de boucle bouclée, totalement bouclée, après le recul de l'été...

Copacabana, black and white

Quelques clichés vus d'en haut, sur la baie de Copacabana.
Vue sur le monde d'en bas, le "monde de l'asphalte", comme disent les habitants des favelas, qui habitent là haut, sur les morros.
Vue sur la favela Sao Joao qui surplombe Copacabana, chaque quartier son morro, chaque morro sa favela.
Deux mondes qui ont coupé les ponts, sur les trottoirs de Copacabana, l'ondulé des vagues urbaines entre bitume et grains de sable, mosaique de pavés noirs et blancs du Portugal, influences, plage insouciante, sur les morros, l'irrégularité des bicoques précaires, promiscuité des habitats populaires, peur et violence, comme une plaie émergée sur la ville.
On ne lève pas les yeux pour ne pas voir. Tout n'est pas blanc, tout n'est pas noir, c'est la réalité de Rio. La misère n'est pas camouflée aux périphéries, elle est là, criante de présence. La cidade maravilhosa, pleine de paradoxes, mais toujours ensorcelante.













Hugo, jeudi 25 juin, 11h00






Photo d'Hugo pour l'inscription a l'école maternelle.
La rentrée, c'est le 4 septembre, le début de longues années d'écolier, puis de collégien, de lycéen.... Ah!
C'est parti! Début aussi des RDV avec les directrices d'école et les maitresses pour nous...!

Retrouvailles, suite








Hugo a retrouvé son cousin Lenny, Eric a retrouvé sa soeur Virginie, la famille!

jeudi 18 juin 2009

Ipanema style, flash back

AAAHHH!!! Après cette journée de labeur, je retourne à Ipanema pour quelques instants.... hummm.... ça fait du bien! La plage, dans tous ses états, Brasil, Brasil...


























Pas encore vu Paris!

Ouf, jeudi 18 Juin, 18h20, de retour depuis 6 jours a Bagnolet, pas encore vu Paris, 4 jours de rangement et de ménage non stop, digne d un emménagement...
Mission: chambre d Hugo, vider, trier, dépoussiérer, ranger, y a du taf... enfin, ce soir, le petit ange va pouvoir dormir dans sa nouvelle chambre... images!