mercredi 29 avril 2009

Salta 2/ de Salta a Cachi














Le lendemain de notre arrivee a Salta, on va chercher la chevrolet (ah! je vous imagine tout de suite nous imaginer dans une grosse cylindree... Chevrolet ca sonne un peu grosse voiture, mais non, c est celle-la, la ptite blanche derriere le cactus!)
Partons en chevrolet pour 3 jours dans le sud, etape a Cachi, puis a Cafayate, et retour a Salta avant enchainer la boucle nord, passer la ligne du Tropique du Capricorne, et approcher la frontiere bolivienne.
On a envie de garder dans la tete et dans les yeux tous ces paysages, on voit tellement de belles choses. Graver des instantanes, mettre des mots sur des images.

Alors je vais faire 3 messages, 1 pour chaque jour, car chaque jour a eu son lot d evenements.

1 er troncon, de Salta a Cachi,
la chevrolet nous fait traverser une variete de paysages extra-ordinaires (au sens litteral du terme) et presque extra-terrestres!
D abord, la Cuesta del Obispo, sous un ciel plombe, tout blanc, la temperature diminue au fur et a mesure que l on monte, 22, 17, 11, 7... on touche les nuages! On monte a 3348 metres tres exactement, et c est vrai que l on sent que l air se rarefie, on respire moins bien qu en bas, c est sur. Au loin, les monts verts disparaissent dans l epaisseur de la brume. Passent quelques moutons sur le bord de la route. On regarde pas trop en bas, precipices...
En redescendant, on prend un vieux en stop. Il donne des noix a Hugo, qu il sort de son sac plastique, qui semble rempli de pommes et de legumes. Il a la peau tannee et profondement ridee. Les yeux tellement noirs qu ils ont des reflets bleus.Un chapeau sur la tete. On ne comprend pas un traitre mot de ce qu il dit... chaque coin a ses dialectes, mais la, attention, on est tres loin de l espagnol...

Et puis la piste sinueuse et caillouteuse s elargit un peu.
La surprise!
Le paysage devient lunaire. Aride a perte de vue. Tres loin, des montagnes blanches, puis camel, puis ocres. Un desert de cactus. Des anes sauvages. Le soleil perce la masse blanche. C est lui qui gagne, il chasse la brume et les nuages et revient le ciel bleu.
Cet immense plateau aux allures extra terrestres s appelle la Cachi Pampa.
Elle est un moment percee par la grande route rectiligne que l on attend de voir, connue sous le nom de "Recta de Tintin" (tous jeux de mots s abstenir, vous pensez bien que ca a fuse betement dans la voiture). Une route toute droite, d une 20 aine de km, qui perce la pampa, et divise en 2 les armees de cactus, jusqu au petit village de Payogasta.

Payogasta, au pied des montagnes en forme de pyramides, surplombees par un enorme plateau rocheux terre foncee (bon, Eric m a bien aidee pour les descriptifs car la, j avoue que je sechais a decrire ces formes pyramidales, accentuees par la luminosite... et oui, on recopie pas le routard quand meme, il y a un travail d equipe de temps en temps!)
Region habitee par les Indiens Calchaquis bien avant les Incas. Aujourd hui, ceux qui restent cultivent l ail et le piment (oui, la, c est le routard).

Et en arrivant vers Cachi, changement de decor. Les reliefs se font plus doux. Plus verts. Entrecoupes de vallees fertiles. Des champs et des fermes avec des troupeaux de moutons et de petites brebis. Des cypres et des mosaiques rouges de piments qui sechent. On dirait le sud, le temps du bon temps et la vie surement, plus d un million d annees.... et toujours en ete en plus! Ca ressemble a des coins de Toscane, meme si je connais pas la Toscane. Mettre la musique derriere. On y est!

Jusqu a l arrivee a Cachi. Comme un grand village Ibizenco qui n aurait pas evolue depuis des annees. Maisons basses, rues pavees, eglise sur la place arboree, ville figee dans le temps. Jolie etape. Et merci a l hotel Cortijo, beau melange de materiaux locaux et de modernite. Et merci aussi les empanadas du cafe Oliver sur la place. A la sauce piquante. Et bien riches. Excellentes! Les meilleures qu on ait mangees en Argentine. Et enfin, merci au ptit square avec balancoires et toboggans. Plusieurs rappels pour Hugo qui ne voulait plus en decoller.

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