Vue sur le monde d'en bas, le "monde de l'asphalte", comme disent les habitants des favelas, qui habitent là haut, sur les morros.
Vue sur la favela Sao Joao qui surplombe Copacabana, chaque quartier son morro, chaque morro sa favela.
Deux mondes qui ont coupé les ponts, sur les trottoirs de Copacabana, l'ondulé des vagues urbaines entre bitume et grains de sable, mosaique de pavés noirs et blancs du Portugal, influences, plage insouciante, sur les morros, l'irrégularité des bicoques précaires, promiscuité des habitats populaires, peur et violence, comme une plaie émergée sur la ville.
On ne lève pas les yeux pour ne pas voir. Tout n'est pas blanc, tout n'est pas noir, c'est la réalité de Rio. La misère n'est pas camouflée aux périphéries, elle est là, criante de présence. La cidade maravilhosa, pleine de paradoxes, mais toujours ensorcelante.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire