jeudi 19 mars 2009

Happiness is not a destination it s a journey



Nous sommes mardi 17 mars, il est 23h35 et je me releve de mon lit pour photographier mes emotions et sentiments de l instant.

Au meme titre que la Thailande nous a fait vivre l experience du partage d un certain mode de vie thai, que l on s est frottes a des aussies tous aussi differents les uns que les autres, on vit ici en Polynesie une veritable experience, pour nous, elle se passe a Moorea.

Et c est une experience tout a fait differente des precedentes. Une experience plus subtile, plus mysterieuse et spirituelle que les autres car elle fait appel a une sorte d emotion intuitive et spontanee, une emotion pure. Les gens et les evenements sont venus a nous jusqu a present, après a nous d interpreter nos reactions. Ici, sur ce minuscule ilot au milieu du Pacifique, pas de foule dans les rues, des tahitiens plutot reserves, et la magie de la beaute du paysage. On peut tout a fait rester passif a observer la magnificience de la nature. C est déjà tres bien.

Mais en essayant de rentrer dans le ressenti, qu est ce qui procure ce sentiment tout particulier que l on resent ici a Moorea… cette brise douce et chaude qui envelope le coeur, ces lumieres et cette beaute qui font du bien aux yeux, les yeux et le Coeur, sieges de tant d emotions chez nous, petits etres humains… C est peut etre qu ici, l ile “entre la montagne et la mer”, on peut s evader, se laisser aller a la fusion avec les elements.


Les pieds dans l eau et la tete dans la montagne. Et l eau, c est le lagon. 50 metres de lagon qui protegent l ile haute des rudes vagues du Pacifique qui s eclatent contre le recif corallien. A tout endroit des 62 km de cote, le lagon serein qui cree un espave rassurant face aux elements exterieurs. Ca, c etait les pieds dans l eau. Et la tete dans les montagnes, qui nous permet de nous elever. Car elle est imposante, elle est majestueuse, impressionnante, mystique. Elle prend toutes les nuances de verts selon les instants de la journee, aucun versant ne se ressemble. Ses cols sont parfois pointus et dechiquetes, parfois plus doux. Et le ciel avec des nuages presque palpables accroches a ses sommets.

On peut ressortir le poncif du paradis. Mais finalement c est quoi le paradis? Quand on se demande quell serait son paradis a soi, n est ce pas juste ce ressenti, pouvoir vivre et savoir que ce ressenti est un moment paradisiaque? Un moment vecu tous les trois.


Ce n est pas forcement evident de se visualiser sur une ile minuscule, nee de l irruption d un volcan il y a des siecles, en plein Pacifique aplus de 15 000 km de Paris! Mais l exercice est interessant. Ce soir, je dors la tete contre les montagnes et les pieds vers le lagon. C est pas mal niveau feng shui non? Je n y connais pas grand chose, mais en tous cas, on se sent bien.


C etait “l emotion de le nuit”, 3 jours que nous sommes a Moorea, et les emotions arrivent au fur et a mesure. J ai bien envie de pouvoir en dire plus sur la culture et les traditions, fort presentes ici, et qui nous permettrons de mieux connaitre cet archipel. A nous de creer ces moments et de laisser aller notre sensibilite. Enfin, cette nuit, le ciel est rempli d etoiles. A 360 degres, des etoiles qui brillent et qui clignotent, et l ombre noire des palmiers qui se dessine sur le ciel. Derriere, la grosse masse sombre de la montagne veille…


Ca y est, après l immensite de l Australie et la rudesse de son ocean, nous voici en Polynesie.
Je vais finir cet article en donnant un titre a nos etapes precentes de ce tour du monde,
Asie, l adaptation, Australie, l action, Polynesie, l emotion… que nous reserve la suite sur ce continent inconnu… transition, sensation, revolution?
(enfin, jme comprends… et je sais que je suis pas la seule…!)




Samedi 14 mars a nouveau

Papeete, sous la pluie, chamber d hotel sommaire dans les bas fonds de la ville, on espere que ce temps ne va pas durer trop longtemps… heureusement, un tour au marche, du yukulele, des pareos, un diner marrant et arrose aux 3 brasseurs, une institution sur le front de mer de la ville, avec Pascal, un copain d Eric, metro installe ici depuis des annees. Voila voila… demain, on se trace a Moorea.

“5 jours a Sydney avant de quitter les Aussies”

Samedi 14 mars, avion Sydney-Papeete

Il est 19h00 heure locale, nous sommes maintenant a 2h de Tahiti, nous survolons le Pacifique, au nord, la Nouvelle Caledonie, ou sud, la Nouvelle Zelande, devant nous, des iles aux noms qui font déjà rever, Honolulu, Pago Pago, Tongatapu, Rarotonga, nous nous rapprochons des iles du vent, Tahiti et Moorea, et laissons derriere nous L Australie, 20 heures de decalage horaire entre Sydney et Papeete, passage de la ligne du changement d heure, nous allons enchainer 2 vendredi 13, puisque nous decollons un samedi 14 et que nous arrivons vendredi 13 dans la soiree.

Cela fait un moment que nous n avons pas alimente le blog, le carnet de voyage, pas evident de s octroyer des creneaux pour ecrire, entre le rythme trepidant du voyage en camping car, et Hugo qui se fait un malin plaisir a m empecher d ecrire des que je sors mes cahiers roses…!

Alors voila “5 jours a Sydney avant de quitter les Aussies”










On ne regrettera pas d avoir consacre 5 jours de notre periple australien a Sydney, cette ville nous a beaucoup plu, emballes meme. Energique, effervescente, jeune, heteroclite, on sent qui l se passé 10 000 trucs a la seconde. Pendant que les cadres dynamiques en col blanc boivent un café dans un gobelet en carton en bas des buildings, des hordes de chinois, thailandais, japonais deambulent dans les rues, un marocain sympa installe depuis des lustres sert des frappucinos au Paradiso café, une irlandaise fraichement arrive avec son copain s occupe de remettre de l ordre dans mes cheveux dans un des nombreux hair studios de Pitt Street, des Aussies venus du bush, Dubbo, sifflent des whisky coca en terrasse, une colombienne nous sert des pizzas a cote de l hotel, on croise quelques francais, on mange des sushis, des huitres et des tapas, voila dynamique et multiculturelle, on pourrait de pas en finir de decrier ces instants de vie pour illustrer Sydney.

Alors, qu est ce qu on a trame a Sydney, nous les 3 gnous… On a balade nos tetes de steack en mangeant des glaces a Darling Harbour, le quartier du port, fait les badeaux a l aquarium et ses excellents tunnels aquatiques, raies mantas au dessus de la tete et requins sous les pieds, vu un film em 3D sur les predateurs de l Ocean a l Imax, deambule dans les rues huppees de The Rocks, admire la vue sur la ville, l Opera et le Harbour bridge depuis le ferry qui nous emmenait a Manly, fait du shopping sur le Corso, l esplanade qui mene a Manly beach, regagne Circular Quay avec le coucher de soleil sur la baie, bu des verres avec Matthew et Haydee au C bar, sous le Chamberlain Hotel, traverse James et Cook Parks, contourne la cathedrale flambant neuve, vu de loin la grande enseigne Coca Cola de King Cross, regarde American Idol a la tele, fait une orgie d huitres (enfin!) et de sushis au Fish Market, pris le monorail qui surplombe les rues du City Center d’a peine 10 metres et se faufile entre les buildings clinquants et les monuments anciens…. Bref, on a pas eu le temps de s ennuyer bien sur, et Eric a meme fait son climber en escaladant le Harbour bridge, vue a 360 sur Sydney, 170 metres au dessus du niveau de la mer!

Voila, s acheve notre chapitre sur l Australie, six mois et demi que nous sommes partis, 3 mois et demi a venire, une escale en Polynesie, puis un nouveau continent, de nouvelles histoires qui nous verront a Santiago de Chili, Buenos Aires, Rio de Janeiro… Pour l heure, je n ai laisse mon coeur ni en Asie ni chez les Aussies, j ai plutot goute au plaisir de la liberte a l autre bout du monde et c est bon.